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Miles #22 Spécial Zoute Grand Prix

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Miles #22 Spécial Zoute Grand Prix

Mark Webber a connu la

Mark Webber a connu la gloire en Formule 1. Pas la gloire ultime, certes, celle qu’octroie un titre de champion du monde. Mais en 12 saisons de présence dans la discipline, il s’est forgé un nom et une réputation, en ayant franchi pas à pas les marches qui gravissent jusqu’aux écuries les plus prestigieuses. De la modeste Minardi aux paillettes de Red Bull, il a connu les fonds de grilles et les victoires. Pourtant, rien ne prédestinait Mark au sport automobile de haut niveau. Son père était concessionnaire moto à Queanbeyan, une petite ville de la Nouvelle-Galles du Sud en Australie (si comme moi, vous ne voyez pas, c’est juste au nord-ouest de Canberra !), et joueur de rugby. Mais à 14 ans, le père Webber met son fils sur un vieux kart d’occasion. C’était en 1990. «Mauvaise» idée. L’engrenage, huilé par le talent du garçon, se met en place. En 1996, à 20 ans, Mark quitte son Australie profonde pour s’installer en Angleterre. Il peut juste s’acheter une Ford Fiesta d’occasion. Mais dès 1998, il passe pro chez Mercedes, pilote officiel étoilé en FIA-GT. Avant d’arriver en 2002 en F1 et de la quitter fin 2013, riche et star, pour relever un nouveau défi en endurance avec Porsche. Aujourd’hui, à 40 ans depuis peu, il peut se payer ce qu’il veut. Quel regard porte-t-il sur sa carrière et sur son métier ? La homepage de son site résume bien sa philosophie : «Dans la vie, on reçoit ce qu’on mérite, ni plus, ni moins. Il ne sert à rien de puiser dans la liste des excuses pour expliquer qu’on n’y arrive pas. Il faut se bouger et faire ce qu’il faut!». Une mentalité forgée par la volonté d’y arriver et qui caractérise un pilote au mental d’acier. Marc, à la fin de la saison 2013 vous quittez le monde très glamour de la F1, après 12 saisons et 9 victoires, pour l’univers moins connu du Championnat du Monde d’Endurance, le WEC. Cela a été une décision difficile à l’époque ? Non, pas du tout. J’ai eu une longue carrière en F1, j’en ai profité à fond et je voulais continuer à courir. Donc, quand Porsche est venu me trouver en me disant qu’ils aimeraient que je roule pour eux, cela a été un honneur pour moi. Cela correspondait à mon souhait d’avoir un programme un peu allégé par rapport à la F1. Donc, non, la décision n’a pas du tout été difficile. Elle arrivait au bon moment de ma carrière. En passant de la F1 au championnaut du monde d’endurance (le WEC), Mark Webber a découvert un nouvel univers et un niveau de performances très relevé. Et quand vous êtes monté pour la première fois dans un proto LMP1, comme la Porsche 919 Hybrid, quelle a été votre impression ? C’est quand même différent à piloter qu’une F1, non ? Oui, bien sûr, cela n’a rien à voir. La Porsche 919 Hybrid, c’est une transmission intégrale de plus de 1.000ch, rien à voir avec une F1, c’est sûr ! On doit rouler la nuit, on a un pare-brise et, surtout, la technologie à maîtriser n’a rien à voir. Quand j’ai commencé en F1, les monoplaces étaient ce qu’il y avait de plus performant au monde. Au moment où je l’ai quittée fin 2013, les protos du WEC étaient devenus autrement plus impressionnants qu’une F1 à conduire. J’ai fait le switch 68 Miles #22 Toute copie non autorisée est strictement interdite sans le consentement écrit préalable de Produpress SA/NV.

Engine au bon moment, je crois. Et puis, en tant que pilote de haut niveau, on doit être capable de s’adapter rapidement à un nouvel environnement. OK, mais la F1 est le rêve de tout pilote qui débute. J’imagine que c’était le cas aussi pour vous. Passer de la F1 au WEC, est-ce que vous vivez cela comme une régression dans votre carrière ? Oui, peut-être, quoique… A ce stade, je me considère comme surtout chanceux d’avoir connu une longue carrière en Formule 1. La F1, c’est le pinacle, quelque chose que j’ai toujours voulu faire et le challenge que représente la F1 est fantastique. Mais maintenant, à mon âge, il devenait difficile d’être compétitif en F1, donc que fallait-il que je fasse? Le WEC me permet de continuer à vivre ma passion avec la même intensité. Donc, plus qu’une régression, c’est une évolution de carrière et je la vis très bien. Le style de pilotage est différent, j’imagine ? Oui, mais vous savez au cours de ma carrière en F1 j’ai aussi dû, comme tous les autres pilotes, m’habituer à de fréquents changements de règlements techniques, à des marques et des caractéristiques de pneus différentes, au passage du V8 au V10, de l’atmosphérique au turbo, etc. Cela fait partie du job de pilote de s’adapter sans cesse. En ce sens, l’acclimatation aux protos du WEC fait partie de mon job. Ce n’est pas un problème… Mais quand même ; vous avez vécu 12 saisons en F1 sans jamais devenir champion du monde. Et après 2 saisons en WEC, vous le devenez ! Est-ce que cela vous a fait penser que vous auriez dû vous tourner vers le WEC plus tôt ? Que vous auriez alors remporté plus de titres ? Non, absolument pas. OK… Mais si la F1 ne vous a pas offert de titres, elle a contribué à votre notoriété et à votre fortune… Bien sûr, la F1 m’a donné tant de choses dans la vie ! J’ai certes raté le titre lors de la dernière course de la saison 2010, mais quand j’étais jeune, que je commençais à courir et que j’ai quitté l’Australie, je n’aurais jamais imaginé que j’arriverais un jour en F1. Et finalement, j’ai couru 215 grands prix, je suis monté 42 fois sur le podium, j’ai signé 13 poles et gagné 9 grands prix, dont deux fois celui de Monaco. Et je me suis battu pour le titre… Et quand je regarde en arrière, j’ai le sentiment d’avoir donné le max, je me suis confronté à Fernando (Alonso), Jenson (Button), Sebastian (Vettel), Michael (Schumacher), tous d’immenses pilotes qui m’ont tiré vers le haut et que j’ai battu à certaines occasions. Ils ont fait de moi un meilleur pilote tous les 15 jours pendant 12 ans ! Et pour moi, c’est un honneur. Le fait d’être arrivé là me rend plus heureux que d’avoir gagné beaucoup d’argent. L’argent vient avec le job. Mais avant, il faut faire le job ! Ce n’est pas de la charité, vous savez. Quand on a votre aisance financière, y a-t-il encore une voiture qui fait rêver ? Vous pouvez vous payer ce que vous voulez… Oui, mais je rêverais d’une 911 Carrera 2.7 RS Lightweight ! 69 Miles #22 Toute copie non autorisée est strictement interdite sans le consentement écrit préalable de Produpress SA/NV.