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Miles #25 Bike Attack

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Miles #25 Bike Attack

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Bike Cycliste professionnel dans les années 70, remportant notamment une étape du Tour d’Espagne et Kuurne–Bruxelles–Kuurne, Patrick Lefevere, c’est surtout plus de trente années d’expérience comme directeur sportif et manager. Dix victoires sur Paris–Roubaix, dont 4 triplés de ses coureurs. Reconnu pour son franc parlé, l’homme âgé de 62 ans peut aussi se vanter d’avoir dirigé les plus grands cyclistes belges des 20 dernières années : Johan Museeuw, Frank Vandenbroucke, Tom Boonen et Philippe Gilbert. Boris Rodesch Miles a rencontré le manager de l’équipe Quick-Step Floors deux jours avant la victoire de Philippe Gilbert au Tour des Flandres Jeune cycliste, pensiez-vous déjà embrasser une carrière de dirigeant sportif ? Je rêvais surtout de gagner le Tour des Flandres et de briller dans le maillot jaune au Tour de France. Votre rencontre avec Tom Boonen ? J’ai un fils de la même année (1980) qui courait avec Tom chez les jeunes, mais nous n’avions jamais discuté ensemble. La première vraie rencontre date de 2002. Peux t-on parler d’un second fils ? Beaucoup de gens se plaisent à le dire… La confiance est énorme et nous avons vécu de très grands moments. Je n’ai pas cette relation avec beaucoup de coureurs. Avec Johan Museeuw, c’était aussi très fort. Patrick Lefevere avec Philippe Gilbert La principale différence dans les fonctions de directeur sportif et de manager ? Le directeur sportif est celui qui gère la course dans la voiture, la tactique, l’opérationnel. Le manager doit trouver les financements, gérer le budget et composer son équipe. C’est aussi lui qui engage et qui licencie. Le rapport avec les coureurs est forcément différent ? J’apprécie de savoir ce qu’il se passe dans l’équipe, mais avec une plus grande discrétion et plus de distance. Je m’occupe davantage des relations avec les sponsors, mes invités ou la presse. Le directeur sportif doit lui tout savoir sur ses coureurs. Qui sont ses parents, sa femme et ses enfants, le prénom de son chien, etc. Et ici avec Tom Boonen 56 Toute copie non autorisée est strictement interdite sans le consentement écrit préalable de Produpress SA/NV. Miles #25

Life Une anecdote en particulier ? Les membres de l’équipe disent que j’ai un 6 e sens. Je me souviens d’une course à étapes où j’étais resté à la maison. J’étais en contact avec un gars de l’équipe présent dans le hall de l’hôtel. Il me téléphone pour me dire qu’un chauffeur de taxi venait de lui remettre une veste oubliée par une jeune fille qui accompagnait un coureur. J’ai téléphoné à Wilfried Peeters – directeur sportif- pour qu’il demande un passe-partout à la réception et qu’il retrouve cette demoiselle. Il a finalement dû sortir 2 filles de la chambre du coureur. L’équipe ne comprend toujours pas comment j’ai pu en être informé… L’importance de réunir Gilbert et Boonen dans votre équipe ? C’est symbolique, mais ça me fait surtout plaisir ! J’ai été séduit par la démarche de Philippe qui m’a directement passé un coup de fil pour me confier son envie de rouler chez moi. Ma première réaction était de lui dire que nous ne pourrions pas assumer son salaire. Sa réponse ? « L’argent n’est pas ma motivation première. Je veux remplir les trous dans mon palmarès avec ton équipe car je pense que c’est la seule qui me le permettra.» Il ne fallait pas en dire plus pour me séduire… L’esprit d’équipe de Gilbert, un exemple ? Philippe est un leader. Il le démontre au quotidien par son discours et son comportement. C’est notre Monsieur Plus. Museeuw, Virenque, Cipollini, Boonen… Difficile de gérer tous ces ego ? C’est avec les grands champions que vous avez le moins de problèmes. Ils ont une vision et des idées précises. Ils prennent aussi leurs responsabilités. Les pseudo-champions, c’est autre chose… Ils pensent être des champions parce qu’ils ont été élevés comme des champions mais quand les résultats ne suivent pas, c’est beaucoup plus difficile. Être Belge dans le cyclisme, un gage de qualité ? Tout a fait. C’est un avantage ! Il suffit de voir le nombre de Belges dans les différentes équipes. Malheureusement en Belgique il n’y a pas d’argent. Après une campagne printanière manquée en 2016, votre équipe devait-elle retrouver la confiance de ses supporters sur les pavés en 2017 ? Toute copie non autorisée est strictement interdite sans le consentement écrit préalable de Produpress SA/NV. Miles #25 57