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Miles #33 - Mission Apollo(n)

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Miles #33 - Mission Apollo(n)

LA COURSE À LA LUNE

LA COURSE À LA LUNE Seuls trois pays ont réussi à se poser sur la surface lunaire : les États-Unis, la Russie et la Chine. L’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) réussissait en effet en janvier dernier l’alunissage de sa mission Chang’e 4 sur la face cachée de la lune. L’ESA prévoit quant à elle d’aller sur la lune d’ici à 2025. Elle utilisera ainsi un nouveau lanceur sonde lunaire, censée visiter la lune dans le courant de l’année 2019. LA FIGURE EMBLÉMATIQUE : ALEXANDER GERST nologue et géophysicien de formation, fut recruté en 2009 par l’ESA. Il a déjà effectué deux missions de longue durée sur la Station spatiale internationale (ISS) en 2014 et 2018. Celui qui a pris le commandement de l’ISS durant sa dernière mission est le deuxième Européen à avoir assumé cette fonction après l’astronaute belge Franck De Winne, en 2009. Pour cette expédition, Gerst, accompagné d’une astronaute américaine et d’un cosmonaute russe, a rejont l’ISS à bord du module orbital Soyouz MS-09. Ils ont alors pu pénétrer dans l’ISS, où ils ont retourner sur terre le 20 décembre 2018. LE DÉFI DE L’AGRICULTURE SPATIALE Les expériences autour des serres de l’espace se multiplient. Si, jusqu’ici, les astronautes se nourrissent grâce à des plats lyophilisés livrés via un vaisseau-cargo, ces livraisons « à domicile » seront impossibles pour un voyage spatial très lointain (un aller-retour sur la planète rouge dure un an et demi). Avec son projet MELISSA lancé il y a plus de 25 ans, l’ESA veut développer des systèmes autonomes pour l’alimentation humaine lors des missions spatiales. Les chercheurs de l’ESA assurent déjà la culture de végétaux et de légumes au sein de l’ISS. Il y a 15 ans, des astronautes russes avaient ainsi fait germer des haricots. Et, en 2015, des Américains ont goûté leur première laitue de l’espace. Depuis 2018, des ingénieurs du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) essaient même de faire pousser des plants de tomates arrosés par les excréments des astronautes pour s’en servir comme un engrais qui serait aussi idéal pour faire pousser des tomates et des patates... 36 Toute copie non autorisée est strictement interdite sans le consentement écrit préalable de Produpress SA/NV.

LES ACTUS À RETENIR MAIS QUI EST ARIANE ? Ce n’est pas la prochaine femme à s’envoler vers d’autres sphères, mais bien le nom des autres grandes puissances, notamment pour placer en orbite ses propres satellites. En septembre 2018, l’ESA a fêté le 100 e décollage d’une Ariane 5. La mission visait à placer en orbite deux nouveaux satellites de télécommunication. Envie d’en savoir plus ? Toutes les informations relatives à l’histoire de ce lanceur sont rassemblées ici : withariane.com • BepiColombo, destination Mercure Le 20 octobre dernier, BepiColombo décollait du Port spatial de l’Europe, situé à Kourou (Guyane), à bord d’un lanceur Ariane 5, à destination de Mercure, la plus petite planète qui est aussi la plus proche du soleil et la moins explorée du Système solaire interne. C’est la première mission constituée de deux engins spatiaux qui effectueront simultanément des mesures complémentaires de la planète et de son environnement dynamique. Un troisième module transporte quant lui des orbiteurs jusqu’à Mercure, au cours d’un vol qui durera sept ans. BepiColombo est une initiative commune de l’ESA et de l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA). • Mission Cheops, en route vers les exoplanètes Cheops est un observatoire spatial qui vise à affiner notre connaissance des exoplanètes proches. Ce télescope spatial de petite taille, développé conjointement par la Suisse et l’ESA dans le cadre du programme spatial scientifique Cosmic Vision, doit être placé en orbite à l’automne 2019. Il aura pour objectif de mesurer la taille, la masse, et éventuellement les caractéristiques de l’atmosphère d’exoplanètes déjà identifiées. Cette première mission de l’ESA quittera la terre, à bord d’un lanceur Soyouz, entre le 15 octobre et le 14 novembre 2019. • L’ESA et la NASA veulent ramener des fragments de Mars sur terre sur terre des échantillons du sol martien. Pour y parvenir, le rover Exomars de l’ESA, dont l’objectif sera de prélever et de stocker des fragments de roches, se posera sur la planète rouge en mars déjà en orbite autour de Mars pour étudier son atmosphère. La deuxième mission enverra un robot sur Mars pour collecter ces échantillons avant de les charger dans une fusée (Mars Ascent Vehicle), qui ira ensuite se placer en orbite autour de Mars. La troisième mission enverra un engin spatial vers Mars pour récupérer la cargaison et la rapatrier aux États-Unis, où les scientifiques du monde entier pourront l’étudier. Toute copie non autorisée est strictement interdite sans le consentement écrit préalable de Produpress SA/NV. 37